Arthrose du genou


Arthrose genou : Définition de l'arthrose au genou : L'arthrose du genou est aussi appelée gonarthrose. C'est la cause la plus fréquente de douleur du genou chez les sujets de 45 ans et plus. La gonarthrose est souvent favorisée par une mauvaise conformation de l'articulation - comme dans le genu varum, où l'axe de la jambe est dévié en dedans par rapport à l'axe de la cuisse. Elle peut aussi être due à une mauvaise position de la rotule. La gonarthrose se caractérise par un genou gonflé avec une douleur permanente. Au réveil, la douleur est souvent pénible pendant quelques minutes (dérouillage). On apprécie d'ailleurs la sévérité ou l'évolution d'une arthrose par la latence d'apparition de la douleur.

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genoux


Douleur genou


  • Qu'est-ce que l'arthrose au genou ?


    L'arthrose est un rhumatisme qui touche les articulations. Elle touche dans 40% des cas le genou.
    . L'arthrose est due à la destruction du cartilage situé au niveau des extrémités osseuses formant l'articulation.
    . L'arthrose peut être due à plusieurs facteurs. Il existe des facteurs génétiques, le surpoids favorise l'arthrose, ainsi que les traumatismes et le surmenage articulaire, sportif par exemple.
    . Le degré d'arthrose est extrêmement variable selon les personnes.
    . La perte du cartilage peut se faire lentement en plusieurs années et/ou dizaines d'années. Il peut exister des phases d'aggravation que l'on appelle poussées. Enfin, il existe une forme de destruction du cartilage qui peut être très rapide en un à deux ans. On appelle cette forme l'arthrose destructrice rapide.
    . Toutes les articulations peuvent être touchées. Les localisations les plus fréquentes sont la colonne vertébrale, les genoux et les hanches. Les doigts peuvent aussi être atteints. Il existe aussi des localisations multiples chez une même personne.

    Arthrose genou : Est-ce que l'arthrose fait mal au genou ?


    L'arthrose ne fait pas obligatoirement mal et ne fait pas mal tout le temps. Il existe des périodes plus ou moins longues pendant lesquelles la personne atteinte ne souffre pas. On peut parfaitement ne plus avoir mal.
    Photo douleur arthrose genouPhoto arthrose du genou

    . La douleur de l'arthrose est variable d'une personne à l'autre. Tout le monde n'en souffre pas.
    . Lorsque vous avez mal, cela ne veut pas dire systématiquement que l'arthrose s'aggrave.
    . Mais lorsque vous avez mal, la douleur est bien là, bien réelle et il vous faut des explications.

    Arthrose genou : Articulation arthrosique


    Lorsque l'articulation est le siège de l'arthrose, on observe :
    . Un amincissement du cartilage ;
    . Une densification de l'os adjacent ;
    . Une déformation de l'articulation ;
    . Une usure de l'os créant des petites cavités appelées « géodes d'hyperpression »;
    . La présence d'excroissances osseuses dites « becs de perroquets ».
    Ces manifestations sont facilement visibles sur les radiographies.
    Arthrose du genou

    Arthrose genou : Douleur et arthrose


    L'arthrose s'accompagne le plus souvent de douleurs. L'origine de la douleur est le cartilage malade ou l'atteinte des structures de voisinage qui sont innervées par des fibres sensitives.

    Les symptômes de l'arthrose
    Ce sont principalement : des douleurs, une gêne, une raideur voire des déformations.

    Poussée d'arthrose
    Une inflammation peut s'observer au cours de l'arthrose. La douleur est plus forte que d'habitude, elle réveille la nuit, l'articulation est gonflée voire rouge et chaude et plus raide. Cette inflammation peut entraîner une destruction plus rapide du cartilage et doit donc être traitée rapidement.

    Arthrose genou : Le diagnostic d'arthrose


    En général, le diagnostic repose sur l'entretien avec votre médecin et son examen clinique. La confirmation sera ensuite apportée par les radiographies standards.

    Arthrose genou : Les traitements de l'arthrose du genou


    Il n'est pas possible de citer tous les traitements disponibles de l'arthrose. L'ambition de ce chapitre est simplement de vous aider à mieux comprendre les différents traitements que votre médecin peut vous proposer. Il est le mieux placé pour choisir et prescrire votre traitement, et surtout, il saura l'adapter à votre cas particulier.

    Arthrose genou : Les médicaments qui marchent


    Il existe plusieurs classes de médicaments pour lutter contre la douleur, dont la douleur de l'arthrose.
    Les antalgiques : ils ont des niveaux d'activité plus ou moins forts, et votre médecin les prescrira en fonction de votre niveau de douleur. Il existe d'autres classes de médicaments parfois nécessaires en dehors des antalgiques :
    . Les anti-inflammatoires : en théorie ils combattent les mécanismes de l'inflammation (qui peuvent être en cause dans les poussées d'arthrose), mais ils ont aussi une action antalgique en l'absence d'inflammation.
    . Les antiarthrosiques d'action lente qui sont des traitements spécifiques de l'arthrose mais agissent de façon différée ; leur objectif est d'améliorer la douleur chronique et la gêne dans la fonction de l'articulation.

    Par ailleurs, on a vu le rôle important joué par certains cercles vicieux dans l'entretien de la douleur. Il faut rompre ces cercles vicieux. En améliorant le sommeil, l'angoisse, le stress, on peut améliorer la douleur.

    Il est admis que la façon de prendre les médicaments est très importante. Un traitement antalgique ne doit jamais être pris au « coup par coup ». Les prises doivent être systématiques à horaires fixes et intervalles réguliers.

    Bien prendre les médicaments
    La régularité des prises médicamenteuses permet :
    . D'éviter les accès douloureux ;
    . De permettre de reprendre une activité physique régulière car la douleur est mécanique ; la prise du médicament une heure avant l'effort est efficace pour éviter la réapparition d'une douleur liée à la marche par exemple ;
    . De diminuer finalement le nombre des médicaments.
    Arthrose du genou : Médicaments

    Un antalgique doit être pris à temps pour prévenir l'escalade de la douleur. Attendre le dernier moment (c'est-à-dire quand la douleur devient insupportable) est donc un mauvais réflexe. Le médicament agit d'autant plus difficilement que le niveau de douleur est élevé. Il faut donc tenir compte, non seulement du niveau de douleur, mais également du délai d'action du médicament. On comprend ainsi pourquoi tout délai supplémentaire prolonge d'autant l'attente d'un soulagement.

    Les autres traitements de l'arthrose au genou


    La rééducation permet d'entretenir les amplitudes articulaires, de lutter contre les déformations et de renforcer les muscles de voisinage. Les programmes d'exercices et la remise en condition physique peuvent améliorer la douleur et le handicap de l'arthrose. Il paraît important que le médecin, comme le kinésithérapeute, vous aide à apprendre les exercices et la façon de faire les gestes qui vous seront bénéfiques.

    NOTION IMPORTANTE : il ne faut pas arrêter ses activités. Bouger fait partie du traitement en alternance avec le repos.

    Bains chauds : le chaud ou le froid (bain chaud, séchoir, cryogel, bouillotte) qui permettent de détendre les muscles, de les « chauffer ».
    Les cures thermales peuvent être utiles.
    Les techniques basées sur la détente musculaire : la relaxation permet de savoir relâcher, faire des pauses de relâchement, et diminue les contractures comme la tension. Elle est utile également pour effectuer « en détente » les exercices dans le programme de l'agenda.
    La diététique permet d'éviter la surcharge pondérale.
    L'utilisation d'aides techniques (appareillages) améliore les gestes quotidiens et les déplacements.
    L'ergothérapie améliore la fonction.
    Les infiltrations locales de corticoïdes et d'acide hyaluronique complètent les autres traitements médicamenteux (par voie générale).
    Le lavage articulaire est un moyen d'enlever les débris présents dans l'articulation gonflée et de compléter par une infiltration de corticoïdes.
    L'acupuncture peut vous être proposée. Cette méthode agit en renforçant un système d'inhibition de la douleur, en provoquant la libération des « morphines naturelles », c'est-à-dire des endorphines.
    La psychothérapie est parfois proposée. Il faut envisager ici la psychothérapie au sens large c'est-à-dire une approche qui vous aide à mieux comprendre vos réactions, prendre du recul par rapport à votre état, corriger les idées fausses, isoler les facteurs d'entretien et comprendre ou examiner leur signification. Elle permet de clarifier et fixer les « objectifs » à atteindre.
    La chirurgie permet de remplacer l'articulation malade. Le recours à la chirurgie présente des avantages et des inconvénients qui doivent avoir été bien compris. Ceci implique d'avoir été bien informé du problème posé, des résultats et des risques possibles.

    Il existe de nombreuses autres modalités de traitement : peut-être avez-vous un traitement qui n'est pas énuméré ici ? Ceci ne veut pas dire qu'il ne s'agit pas d'un bon traitement. « Chaque cas est particulier » et nous avons énuméré dans ce chapitre les plus fréquemment utilisés.

    Arthrose genou : Exercices pour l'arthrose


    Il ne faut pas s'arrêter de s'activer et de bouger. Le repos trop fréquent ou permanent n'est pas la solution, au contraire il entraîne une raideur articulaire, favorise les mauvaises positions, une perte de la sensation des articulations dans l'espace, une fonte musculaire avec déconditionnement à l'effort.

    Il faut apprendre à faire des exercices réguliers adaptés à votre état du moment, sous forme fractionnée.

    Nous avons vu que si le repos peut calmer la douleur à court terme surtout en cas de poussées inflammatoires, il l'aggrave à long terme. Utiliser un repos « actif » : vrai
    . C'est avoir une bonne position.
    . C'est se relaxer.
    . C'est penser « positif ». Pour mener les activités : il faut avoir certains principes, un programme bien établi.

    Arthrose du genou : Exercices

    Comment faire les exercices pour l'arthrose du genou ?


    • Se préparer à l'exercice : relaxation musculaire, respiration, rester « positif ».
    • Faire une quantité donnée d'exercices : nombre précis à faire quotidiennement (commencer par un petit nombre, ne pas chercher la performance).
    • Trouver sa bonne position : sentir sa bonne position.
    • Faire l'exercice en relâchement musculaire (relaxation générale).
    • Faire régulièrement, tous les jours.
    • Augmenter progressivement en qualité et en quantité : savoir planifier.
    • Se ménager des pauses de récupération entre les exercices.
    • S'entraîner avec plaisir. Il faut être motivé et choisir des activités plaisantes (vélo, piscine.).