Mal au genou: Les 5 douleurs de genou fréquentes


Douleurs du genou : Les douleurs de genou peuvent parfois être à l'origine d'une maladie qui peut être passagère ou chronique, remédié ou contrainte à une chirurgie. Arthrose, entorse, tendinite, lésion et arthrite sont les maladies les plus fréquentes. Chaque être humain fait l'expérience de la douleur. Pour autant, il est souvent difficile de décrire le ressenti du phénomène douloureux, d'en donner une définition précise, d'expliquer la cause des douleurs. En effet, l'expression du vécu de la douleur est étroitement liée à la conception du fait douloureux.

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genoux


Mal au genou


  • Mal au genou : Lésions de genou les plus fréquentes


    Saviez- vous que le genou était la plus grosse articulation du corps? De plus, près du tiers des blessures sportives mettent en cause le genou. Les mouvements répétitifs tels que rencontrés dans la course à pied ou la bicyclette peuvent être la source des douleurs aux genoux qui apparaissent progressivement. Il importe donc d'être à l'écoute de son corps! L'arthrose, le syndrome fémoro-rotulien et le syndrome de la bandelette ilio-tibiale sont des affections communes, mais pouvant être très incapacitantes pour ceux qui en souffre.

    Les lésions de genou les plus fréquentes, spécialement chez les sportifs, sont :
    • Lésions du ménisque
    • Entorse du genou
    • Lésions du ligament latéral interne (LLI)
    • Lésions du ligament croisé antérieur (LCA)
    • Luxation de la rotule
    Mal au genou : Douleur genou Mal au genou : Douleur genou

    Lésion du genou : L'entorse du genou


    L'entorse du genou est une lésion des ligaments du genou allant de la simple élongation (entorse bénigne) à la rupture complète (entorse grave). Elle est souvent due à un mouvement de torsion forcée du pied, survenant notamment lors de la pratique de certains sports comme le football ou le ski.

    Les entorses bénignes se traduisent par une douleur et un gonflement de l'articulation. Le port d'un simple bandage ou d'un plâtre pendant 3 semaines permet de calmer la douleur.

    Les entorses graves se caractérisent par une douleur vive et par une hémarthrose (saignement dans la cavité articulaire). Le sujet, lorsqu'il se tient debout, a l'impression que son genou va se dérober. La rupture complète d'un ligament latéral exige une immobilisation plâtrée de 6 semaines. La rupture d'un ligament croisé antérieur ne nécessite pas d'immobilisation plâtrée, à moins qu'il ne soit réparé chirurgicalement, par suture ou transposition ligamentaire (à l'aide d'un fragment de tendon prélevé sur des muscles voisins ou sur le tendon rotulien) ; cette réparation, contraignante pour le patient, ne doit être proposée qu'aux sportifs de haut niveau. En effet, une simple rééducation, qui doit d'ailleurs toujours être suivie, quel que soit le type de traitement entrepris, aboutit presque toujours à un excellent résultat et à une reprise de la plupart des activités sportives.

    En photo : Entorse du genou droit, vue de face.
    Entorse du genou

    Lésion du genou : Les lésions des ménisques du genou


    Les lésions des ménisques du genou, fréquentes chez les sportifs de haut niveau, sont essentiellement des déchirures, allant parfois jusqu'à la rupture complète. Leur traitement est chirurgical : il consiste à pratiquer une suture ou, le plus souvent, une ablation totale du ménisque par ouverture chirurgicale de l'articulation ou par arthroscopie. Après l'intervention, il est recommandé au sujet de reprendre la marche le plus tôt possible. La rééducation est facultative.

    Lésion du genou : La luxation du genou

    La luxation du genou se caractérise par la perte de contact entre les surfaces articulaires du fémur et du tibia ; des lésions de l'artère poplitée et du nerf sciatique, qui passent en arrière dans la région poplitée, sont possibles. La luxation du genou nécessite une réparation chirurgicale.

    Lésion du genou : Autres lésions genou


    D'autres pathologies s'observent pour le genou, qui peut être contaminé par un germe entraînant la survenue d'une arthrite septique, être le siège d'une maladie inflammatoire atteignant la synoviale (membrane qui recouvre la face intérieure de la capsule articulaire), telle la polyarthrite rhumatoïde, ou d'une maladie dégénérative qui atteint les cartilages par usure progressive, comme l'arthrose. Des tumeurs peuvent se développer à partir de la synoviale, des os ou des parties molles environnantes. Enfin, l'hydarthrose du genou, couramment appelée épanchement de synovie, est le plus souvent due à un traumatisme, à une arthrose ou à une polyarthrite rhumatoïde.

    Mal au genou : Arthrose du genou


    L'arthrose atteint fréquemment les genoux des gens de 45 ans et plus à des degrés variables. On définie l'arthrose par l'usure prématurée du cartilage que l'on retrouve dans les articulations. La raideur matinale, les crépitements et la douleur qui varie en fonction de la température sont tous des symptômes d'arthrose.

    L'examen médical dans cette condition aura pour objectif d'identifier et de limiter les facteurs de risques modifiables ayant provoqués l'apparition de l'arthrose. De plus, afin de ralentir l'ankylose, des ajustements articulaires spécifiques et des traitements musculaires seront prodigués. Certains suppléments comme la glucosamine peuvent aussi être envisagés.

    Mal au genou : Syndrome fémoro-rotulien


    Vous avez une douleur devant le genou ou autour de la rotule? Vous travaillez souvent à genou ou accroupi? Vous avez les pieds plats? Vous montez et descendez souvent des marches et éprouvez de la douleur après l'avoir fait? Vous souffrez probablement d'un syndrome fémoro-rotulien! Ce trouble est causé par un mauvais alignement du genou par rapport au reste de la jambe et aussi par un débalancement de la musculature autour du genou.

    Pour traiter ce syndrome, votre médecin évaluera de manière précise les anomalies de postures causant le mauvais alignement de votre genou. Par la suite, il procédera à des manipulations articulaires afin de rétablir le mouvement normal des articulations. Finalement, des exercices seront donnés afin de rééquilibrer la musculature en cause.

    Mal au genou : Syndrome de la bandelette ilio-tibiale


    Un nom bien compliqué pour décrire une affectation simple : friction douloureuse de la dite bandelette sur le côté du genou lors de mouvements répétitifs. Les cyclistes et les coureurs de fonds entrant dans la catégorie des « weekend warriors » sont particulièrement à risque de souffrir de ce syndrome. Encore une fois, l'intensité élevée de l'activité de même qu'un mauvais alignement du genou est en cause.

    MÉCANISMES DE LA DOULEUR AU GENOU


    Pourquoi j'ai mal au genou ?

    La douleur est un signal d'alarme qui sert à repérer une agression et permet de réagir contre. Un exemple : la douleur provoquée par une blessure. Un message est alors envoyé au cerveau pour l'alerter. Il s'agit d'une douleur nociceptive. La douleur peut aussi traduire une lésion du système nerveux lui-même. Dans ce cas, le système qui transmet le message douleur (cerveau ou nerfs périphériques) est défaillant. C'est la douleur neuropathique. Un exemple : la douleur post-zostérienne (après un zona). Il existe également d'authentiques douleurs sans pour autant qu'il y ait lésion. Schématiquement ce sont des douleurs dont les mécanismes sont mal connus (douleurs idiopathiques) ou résultant de troubles psycho-pathologiques (douleurs psychogènes).
    Mal au genou

    J'ai de violentes douleurs. Mes douleurs persistent. Ai-je une maladie grave ?

    Il n'y a pas forcément de lien entre l'intensité ou la persistance de douleurs et la gravité de la maladie qui les provoque.

    Peut-on soigner la douleur autrement qu'avec des médicaments ?

    Pour soulager certaines douleurs, on peut faire appel à des traitements dits physiques comme la massokinésithérapie, les contentions (corset de maintien), la chaleur, le froid ou l'électrothérapie. La relaxation et différentes psychothérapies contribuent à diminuer l'anxiété et le stress, ce qui fait décroître la perception de douleur.

    Certaines douleurs sont rebelles aux médicaments, que faire ?

    Les formes de douleur sont multiples. Leurs causes et leurs mécanismes doivent être précisément identifiés pour permettre de choisir le traitement (médicaments ou autres moyens thérapeutiques).

    Avoir mal au genou, ça dépend de l'âge ?

    On a mal à tous les âges de la vie. Le système de transmission de la douleur fonctionne dès le sixième mois de la vie intra-utérine. Les nouveaux nés peuvent donc percevoir la douleur. Les personnes âgées sont d'autant plus vulnérables à la douleur qu'elles peuvent être dans l'incapacité de communiquer. Le fait d'avoir mal est complètement indépendant de l'âge, d'un éventuel handicap ou même d'un polyhandicap.

    MAL AU GENOU : DOULEUR AIGUË AU GENOU


    Que faire devant une douleur aiguë ?

    Réagir face à une douleur aiguë est une urgence. Diagnostic et traitement antalgique doivent être menés en parallèle.

    À calmer une douleur, court-on le risque de masquer un diagnostic ?

    La douleur aiguë est un signal d'alarme utile au diagnostic étiologique. Néanmoins, il est nécessaire de commencer à la contrôler par une antalgie précoce dès que ses caractéristiques ont été identifiées. Plusieurs études ont démontré que l'administration d'opioïdes puissants à des malades avec un tableau d'abdomen aigu ne pénalise pas la démarche diagnostique.

    Quel traitement choisir en première intention ?

    Le traitement antalgique prend en compte l'intensité de la douleur et le type de pathologie. Il arrive que la douleur prive la personne malade de tout moyen de s'exprimer. L'urgence est de la soulager pour lui permettre de communiquer ce qu'elle perçoit et de l'évaluer. En présence d'une douleur sévère, il convient de soulager la personne en utilisant de la morphine en première intention sauf en cas de migraine, de douleur neuropathique.

    Que faire d'autre pour soulager une douleur aiguë ?

    La disponibilité, l'écoute empathique, la présence des proches, la clarté des explications, tendent à réduire l'anxiété du malade et à diminuer l'intensité de sa douleur. Ne pas oublier qu'il existe des traitements spécifiques complémentaires : immobiliser les foyers de fracture ou procéder au strapping de fractures costales.

    MAL AU GENOU : ÉVALUER LA DOULEUR DE GENOU


    Puis-je évaluer, moi-même, ma douleur ?

    Personne d'autre n'est mieux placé que le patient pour décrire ce qu'il ressent : préciser où il a mal, avec quelle intensité. Lui seul détient la référence personnelle de sa douleur, ce qui lui permet de suivre son niveau d'intensité selon le moment et le traitement en cours. Lui seul pourra dire s'il est soulagé.

    Comment évaluer ma douleur ?

    Aucun examen, aucune prise de sang, aucun scanner, ne permet d'objectiver la douleur. Il faut donc évaluer son intensité. Cette évaluation sert de référence pour vérifier l'efficacité des traitements. L'approche pour quantifier la douleur d'une personne capable de communiquer s'appuie principalement sur trois méthodes : l'Échelle numérique, l'Échelle visuelle analogique (EVA) et l'Échelle verbale simple.

    Si je dis que je n'ai plus mal maintenant, qui croira que j'ai eu très mal ce matin ?

    Certaines douleurs sont discontinues et surviennent par poussées. Évaluer la douleur d'une personne malade revient à mesurer sa perception et ses variations dans le temps. C'est fondamental pour trouver le traitement le mieux adapté. Prendre un médicament antalgique vise à réduire au maximum la douleur. Si la personne a nettement moins mal ou plus mal du tout, le traitement choisi fait preuve de son efficacité.

    MAL AU GENOU : DOULEUR PROVOQUÉE PAR LES SOINS


    Mal au genou : Examen du genou

    Quels sont les soins et les actes qui font mal ?

    Les soins de pratique courante sont très souvent douloureux. Il ne faut jamais méconnaître la douleur provoquée par les soins ni la banaliser. Les personnels de santé ont à leur disposition des moyens pour prévenir et soulager la douleur lors :
    - de poses de sonde, cathéter ou chambre implantable,
    - de prélèvements sanguins veineux, artériels,
    - de ponctions veineuses périphériques, centrales, artérielles, de chambre implantable, de ponctions lombaire, pleurale, hépatique, d'ascite, de moelle osseuse ou de biopsies médullaire ou hépatique,
    - de mise en place de perfusion, d'injections intraveineuses,
    - des pansements (plaies, cicatrices, escarres, ulcères),
    - des soins d'hygiène et de confort (toilette, réfection du lit, installation ou mobilisation du malade),
    - des soins de cathéters veineux et artériels, de poches de colostomie, de sonde de gastrostomie,
    - des transports ou mobilisations-installations pour examen (radiologie, scanner) ou traitement (radiothérapie),
    - d'endoscopie,
    - de points de suture, de soins dentaires,
    - de séances de rééducation.

    Plus je fais d'examens, plus j'ai mal !

    Des soins douloureux qui se répètent sont de plus en plus difficiles à supporter. La hantise de leur retour augmente l'anxiété du malade et renforce sa perception de la douleur. Les soins deviennent de plus en plus difficiles et plus longs à dispenser.

    Faites quelque chose pour m'éviter d'avoir mal !

    En dehors du traitement antalgique, avant tout soin, quelques impératifs sont à observer : évaluer l'appréhension du malade, planifier le soin, regrouper les soins douloureux (effectuer un seul prélèvement sanguin au lieu de trois), informer la personne sur le déroulement du soin (différentes étapes, heure, lieu, durée, délai d'action du traitement antalgique), choisir du matériel adapté au soin, réfléchir avant d'administrer un nouveau soin à quelqu'un qui en reçoit beaucoup.

    Quels sont les médicaments qui empêchent d'avoir mal ?

    Il n'est pas toujours possible de faire disparaître totalement la douleur lors des soins. Sauf exception, les médicaments de niveau 1 et 2 sont insuffisants pour contrôler efficacement ce type de douleur. Par contre, cette douleur peut être fortement atténuée par :
    - les anesthésiques topiques de la peau ou des muqueuses (patch, crème anesthésiante, infiltration tissulaire, spray local, gel de lidocaïne) ;
    - l'inhalation de Meopa, association d'une analgésie de surface et d'un effet anxiolytique pour des soins douloureux de courte durée ;
    - les antalgiques de niveau 3 (voir chap. 14) en tenant compte du délai d'action du produit ;
    - la prise en charge de l'anxiété (anxiolytique, relaxation).

    Comment choisir et ajuster un traitement antalgique ?

    Avant tout geste potentiellement douloureux, les professionnels de santé ont à prévenir la douleur et à mettre en oeuvre un traitement adapté. Le type d'antalgique, la dose, la voie et l'heure d'administration dépendent du soin à dispenser, du traitement antalgique, de l'état clinique de la personne et du déroulement des soins antérieurs. Observer la personne pendant et après le soin, l'inciter à exprimer ce qu'elle ressent, à dire quand il faut arrêter ou interrompre le soin, à évaluer le niveau de sa douleur, favorisent une prise en charge personnalisée et adaptée (autres doses du même médicament, association d'un autre).

    Peut-on atténuer ma douleur par d'autres moyens que les médicaments ?

    Pour réaliser un soin dans des conditions optimales, il faut installer la personne dans une position adaptée à son état physique, donner des explications pendant le soin, veiller au calme de l'environnement, entretenir un état de décontraction (inciter à respirer calmement, dévier l'attention par le dialogue), user de gestes doux, habiles, attentifs.