Douleur genou : Qu'est-ce que le genou douloureux ?


Douleur de genou : L'interrogatoire est la base du diagnostic des affections du genou. Il doit être méthodique, systématique et complet. Il permet souvent d'orienter le diagnostic ou parfois de l'affirmer sans avoir recours à des examens complexes. Douleur, épanchement intra-articulaire, instabilité ou dérobements, impression de dérangement interne, blocages et bruits anormaux constituent la quasi totalité de la symptomatologie du genou. Le médecin peut prescrire au patient des analgésiques : Ibuprofène, Acétaminophène et Capsaïcine.

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Douleur genou


  • Douleur genou : Qu'est-ce que le genou douloureux ?


    Douleur genou

    LES DOULEURS


    Les douleurs sont rarement absentes lors des affections du genou, il faut déterminer leurs caractéristiques qui permettent de les rattacher à leur cause.
    Leur siège doit être déterminé avec précision :

    1 - Douleurs siégeant du côté interne du genou :
    • Douleur horizontale sur l'interligne interne : souffrance méniscale, arthrose.
    • Douleur verticale sur le trajet du ligament interne : lésion du ligament.
    • Douleur verticale sur le bord interne de la rotule : souffrance rotulienne, instabilité.

    2 - Douleurs antérieures rétro rotuliennes ou péri rotuliennes :
    • Chondromalacie, arthrose fémoro-patellaire.

    3 - Douleurs externes :
    • Douleur horizontale : souffrance méniscale externe.
    • Douleur verticale : lésion ligamentaire externe.

    Il faut noter à propos de ces douleurs, leur irradiation, leur intensité (modérée ou forte), leur type (mécanique ou inflammatoire), leur horaire (parfois nocturne lié à des inflammations ou des tumeurs) leur rapport avec les efforts ou avec certains mouvements précis (exemple: douleurs en position assise prolongée des lésions cartilagineuses rotuliennes). Noter si ces douleurs existent à la montée ou la descente des escaliers ou sont calmées par le repos. Il faut savoir que parfois, des douleurs ressenties au niveau du genou proviennent d'ailleurs. Il y a des fausses douleurs du genou qui sont, en réalité, des douleurs "projetées" de la coxarthrose, des douleurs de la névralgie crurale, des phlébites et des artériopathies.

    LES BRUITS ARTICULAIRES


    Ils sont divers et décrits, le plus souvent, sous les termes de craquements, de claquements ou de ressauts. Ils peuvent être dus à une altération de la surface cartilagineuse (chondromalacie rotulienne ou arthrose fémoro-patellaire ou fémoro-tibiale), mais ils sont parfois difficiles à interpréter. Ils peuvent être dus aussi, à des lésions méniscales, soit languettes mobiles s'interposant dans l'articulation, soit malformation du ménisque externe (pouvant provoquer chez l'enfant un ressaut audible, palpable et parfois même visible).

    L'ÉPANCHEMENT INTRA-ARTICULAIRE


    Les patients savent bien expliquer, en général, si leur "genou gonfle" parfois, par périodes, le soir à la fatigue ou en permanence. Il faut noter la date d'apparition de l'épanchement, le mode de survenue (brutal, traumatique ou progressif), la durée (épanchement passager, lié aux efforts ou chronique). La ponction est parfois utile, elle peut permettre de faire réaliser la numération des éléments, la recherche de germes et leur culture, les tests d'inflammation.

    L'INSTABILITÉ DU GENOU


    Symptôme capital pouvant entraîner une gêne dans la vie sportive ou dans la vie quotidienne, l'instabilité est faite d'épisodes de dérobements vrais du genou (avec chutes), ou simplement de sensations d'appréhension ou d'insécurité. L'instabilité peut être due à des causes multiples et 357 variées comme une interposition entre les surfaces articulaires (une languette méniscale, un corps étranger cartilagineux), une luxation de la rotule, une chondropathie rotulienne, une insuffisance ligamentaire etc... L'instabilité peut être liée à une insuffisance du quadriceps (amyotrophie ou fatigue). L'instabilité peut être simplement due à la douleur, qui agit en inhibant l'action des muscles stabilisateurs du genou.

    L'IMPRESSION DE DÉRANGEMENT INTERNE


    C'est la sensation "d'avoir quelque chose qui se déplace dans l'articulation". Ce signe est fréquent dans les lésions méniscales et lorsqu'il existe des corps étrangers ostéo-cartilagineux mobiles dans l'articulation.

    LES BLOCAGES DU GENOU


    Beaucoup de patients disent spontanément que leur genou "se bloque", mais il s'agit rarement d'un blocage véritable correspondant à la définition médicale.

    Le blocage méniscal est une limitation de l'amplitude d'extension, alors que la flexion est respectée. On peut être témoin d'un blocage, mais c'est le plus souvent par l'interrogatoire que l'on apprend l'existence d'un ou de plusieurs épisodes de blocages. Le premier blocage survient le plus souvent après un accroupissement prolongé. Il peut être fugace ou durer plusieurs heures, ou encore ne pas céder spontanément et nécessiter une intervention rapide.

    Il correspond à une déchirure en anse de seau du ménisque qui s'interpose entre la partie antérieure du condyle fémoral et le tibia. Le blocage peut se faire à des degrés divers, à partir de la position d'extension. Plus le genou est bloqué au voisinage de l'extension, plus l'anse de seau est longue. Il peut, au maximum, ne manquer que quelques degrés d'extension, lorsque la bandelette est complètement luxée et que la fente se prolonge jusqu'à la corne méniscale antérieure (blocage fin). Dans ce cas, seule la partie antérieure de la bandelette entre en conflit avec le condyle interne, lors de l'extension du genou.

    Les blocages peuvent avoir pour origine des fragments ostéo-cartilagineux (corps étrangers) qui se coincent dans l'articulation, de façon fugace et répétitive.

    Les faux blocages sont des limitations de l'amplitude d'extension qui peuvent être dus à des causes diverses, comme des épanchements (qui provoquent une limitation des mouvements par distension douloureuse), ou des rétractions capsulaires (après entorse) ou des accrochages tendineux (par exemple accrochage des tendons de la patte d'oie au niveau d'une exostose ostéogénique, développée sur le tibia ou le fémur).

    Les pseudo-blocages sont d'origine rotulienne et sont liés à des accrochages des surfaces cartilagineuses. Ils surviennent après station assise prolongée ou dans les escaliers. Ils sont fugaces et cèdent après quelques mouvements de flexion extension. Ces faux blocages rotuliens donnent la sensation d'un mouvement interrompu inopinément, soit au passage de la flexion vers l'extension, soit l'inverse. C'est un interrogatoire précis qui doit permettre de rattacher le symptôme à sa cause.