Douleur Genou : Qu'est-ce que le genou ?


Douleur de genou : En cas de genou douloureux, le médecin suit des lignes directrices pour la prise en charge su patient. Il renseigne le patient sur la pathologie et sur l'importance de traiter les symptômes pour normaliser le fonctionnement, avec : Modification des activités et des exercices ; Physiothérapie incluant exercices thérapeutiques (amplitude des mouvements et renforcement) et prescription d'aides techniques canne, orthèses; Contrôle du poids.

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genoux


Douleur genou


  • Qu'est-ce que le genou ? Anatomie du genou


    Le genou est une articulation portante avec 2 condyles convexes reposant sur 2 glènes tibiales sans congruence entre eux. L'appareil ligamentaire et méniscal rend l'articulation plus stable. Les muscles complètent la stabilité avec en particulier le système extenseur et la rotule. Le cartilage qui recouvre les surfaces en présence est très épais (3 mm), surtout au niveau de la rotule. Les ménisques, grâce à leur forme, accentuent un peu la concavité des surfaces tibiales qui sont insuffisantes (voire même convexes au niveau du plateau externe)
    Qu'est-ce que le genou

    Les ménisques sont des fibrocartilages qui ont une forme de O pour l'externe et de C pour l'interne. Les ménisques ont un rôle très important pour amortir la transmission des forces du fémur au tibia et ils ont un rôle stabilisateur. Ils jouent le rôle de cale comme dans l'exemple du camion citerne ci-dessous, mais la cale est mobile et lors des mouvements, elle est repoussée contre l'enveloppe ligamentaire qui joue le rôle stabilisateur principal. Ils guident la rotation et la translation.
    Qu'est-ce que le genou

    L'appareil capsulo-ligamentaire est très complexe, limitant les mouvements de la latéralité et les mouvements de tiroir. Il travaille en synergie avec les surfaces articulaires et méniscales pour permettre une grande mobilité (en flexion et rotation), tout en garantissant une bonne stabilité, ces 2 facteurs étant en principe un peu contradictoires.
    Qu'est-ce que le genou


    Le fonctionnement de cette articulation est très complexe car la flexion s'accompagne d'un mouvement de roulement-glissement des condyles (le point de contact entre fémur et tibia se déplace en arrière : roulement. On voit bien que la distance parcourue par le fémur, est inférieure au déplacement du point de contact : glissement. Les ligaments et les ménisques règlent ce mouvement spécifique sur les cartilages.
    Qu'est-ce que le genou

    La rotation automatique du fémur sur le tibia est aussi un des éléments originaux de l'articulation du genou. Elle est liée à un mouvement asymétrique des condyles.
    La rotation lors de la flexion existe. En effet, à 90° de flexion on dispose de 30 à 45° d'amplitude de rotation du tibia sous le fémur. Du fait de l'asymétrie des contours articulaires et du système ligamentaire, la rotation interne s'accompagne d'une inclinaison en valgus du tibia et la rotation externe d'une inclinaison en varus. Le système extenseur et le squelette fémoro-tibial ne sont alignés qu'en rotation neutre.
    Qu'est-ce que le genou

    En extension, la tubérosité tibiale est alors très externe, formant la classique "baïonnette" du système extenseur de Trillat (angulation entre l'axe du quadriceps, le tendon rotulien et le tibia). Plus cette baïonnette est marquée, plus la rotule a tendance à prendre la corde et se luxer en dehors, lors de la contraction du quadriceps. L'aileron rotulien interne s'oppose à la luxation de la rotule.

    La stabilité du système extenseur est due à la concavité de la trochlée, aux ailerons rotuliens, surtout l'interne qui est renforcé par le vaste interne.

    Au début de la flexion, la stabilité est très précaire, car la rotule est située alors à la partie supérieure de la trochlée, à un endroit où le versant externe est à peine ébauché. Après 20° à 30° de flexion, la stabilité s'améliore, d'autant plus que les forces de compression augmentent.

    La répartition des contraintes sur les différents compartiments dépend de l'axe du membre.
    En appui bipodal, les pressions sont réparties sur les deux compartiments du genou. L'interligne articulaire est à peu près perpendiculaire à l'axe du membre (centre de la tête fémorale, centre du genou et centre de la cheville, sont alignés). A la marche, il y a une succession d'appuis unipodaux, pendant lesquels le genou subit d'importantes contraintes internes (ou en varus). En appui unipodal, la ligne de gravité passant par le milieu du corps et le milieu du centre du genou, passe largement en dedans du centre du genou. Il y a donc des contraintes considérables en varus, qui sont équilibrées par de puissants haubans musculaires (fascia-lata et la bandelette iliotibiale ainsi que les fessiers et par l'appareil ligamentaire externe). Les pressions fémoro-tibiales internes sont considérables et expliquent les lésions de surcharge de ce compartiment interne.

    La conformation en varus prédispose à la pathologie dégénérative du côté interne du genou en favorisant les lésions du ménisque interne et des cartilages fémoro-tibiaux (ainsi que la surcharge pondérale). Plus de 60 % des sujets présentent une conformation en varus (discret ou marqué).

    La conformation en valgus protège plutôt le compartiment interne. Un valgus très important fait subir une surcharge au compartiment externe du genou.

    D'autres facteurs agissent défavorablement sur le compartiment fémoro-tibial, comme la distension des ligaments, qui modifie le contrôle de la stabilité périphérique, mais aussi le contrôle des rotations. Le rôle de l'articulation fémoro-patellaire est aussi très important. On sait que les latéralisations de la rotule ou subluxations fémoro-patellaires, contribuent à une mauvaise transmission des pressions fémoro-tibiales internes.